
Un moment d’amour inattendu a aidé sa femme à passer du désespoir causé par la révélation à l’espoir d’un rétablissement.
Sur les conseils de notre conseiller conjugal, avant même d’entrer dans le programme SA, j’ai dit à ma femme la vérité sur mes écarts sexuels. Il m’a encouragé à être honnête, même s’il ne connaissait pas toute l’étendue de mon comportement. Nous avons fait en sorte que les enfants soient absents, et j’avais l’intention de ne révéler qu’une petite partie. Mais une fois que j’ai commencé, tout a jailli d’un coup, comme un barrage qui se rompt. Vague après vague, les mensonges et les infidélités ont été révélés au grand jour. Aussi destructeur que cela ait été, j’ai ressenti un immense soulagement en libérant enfin le secret que je portais depuis des années. Je n’avais aucune idée à quel point cela ferait du bien de tout révéler au grand jour. Ce que je n’avais pas pris en compte, c’était l’impact sur ma femme.
J’étais tellement concentré sur ma confession que je n’ai pas vu la réaction de ma femme. Quand j’ai eu fini, elle est montée à l’étage, a fermé la porte de la chambre et n’en est pas sortie pendant deux jours. Elle ne mangeait pas, ne dormait pas et ne communiquait ni avec nos trois enfants ni avec moi. Plus tard, elle a décrit s’être sentie submergée et brisée, comme si elle avait été coupée avec un couteau de cuisine et s’était attendue à une petite coupure, mais s’était ensuite rendue compte que toute sa main avait disparu. La douleur émotionnelle est devenue physique, la pliant en deux sous son intensité.
Au cours des jours suivants, son angoisse s’est transformée en un désespoir si profond qu’elle a commencé à planifier son suicide. Le jour où elle avait l’intention de passer à l’acte, elle est allée voir notre fille de 20 mois. Alors qu’elle ajustait la couverture, notre fille s’est levée et a dit, pour la première fois : « Je t’aime, maman ». Quand elle l’a répété, ma femme a soudainement pris conscience de ce qu’elle s’apprêtait à faire : la fin de sa souffrance serait le début de celle de nos enfants. Ce moment a été un tournant décisif.
À partir de là, nous avons entamé le long et douloureux travail de reconstruction de notre mariage. SA et S-Anon sont devenus des éléments essentiels de notre guérison. Je reste profondément reconnaissant à ma femme d’avoir choisi de rester, ainsi qu’à notre plus jeune enfant – et à une puissance supérieure – d’avoir prononcé les mots justes au bon moment. Ma femme dit qu’elle admire mon courage dans mon rétablissement, mais son courage dans son choix de l’espoir est bien plus grand.
Fred M., États-Unis



